Patrick Chartol
Colorium
La couleur devient un lieu.
Des plaques transparentes peintes, traversées par la lumière. Selon le regard, les couches se superposent, se dérobent et recomposent l’espace. Colorium invite à circuler autour de la couleur plutôt qu’à la regarder de face.
Objet lumineux · archives d’atelier
Explorer cette œuvre
Une lecture possible · interprétation éditoriale
Traverser la couleur
La transparence change la nature du tableau. Devant une surface opaque, le regard rencontre une limite ; ici, il traverse une couche, en rencontre une autre, puis revient vers la première. On peut lire Colorium comme une peinture qui se déploie dans l’épaisseur : la couleur appartient autant à ce qui est peint qu’à la lumière qui le traverse.
Le déplacement devient une manière de regarder. Deux traces peuvent se rejoindre depuis un point de vue, puis se séparer quelques pas plus loin. Rien n’oblige à chercher une image définitive : l’intérêt se situe dans ces états intermédiaires, lorsque le visible semble encore en train de se composer. Le visiteur ne modifie pas nécessairement l’objet ; il en renouvelle la lecture par sa présence.
Dans TRACES, cette œuvre constitue un passage entre la matière trouvée et l’image en mouvement. La trace n’est plus seulement le souvenir d’un geste : elle devient une possibilité de transformation. Cette lecture relie Colorium aux films sans confondre l’objet lumineux avec sa réinterprétation à l’écran.
Simulations d’exposition
Colorium au centre d’une salle faiblement éclairée, entouré des tableaux sur toile qu’il a permis de créer.











