traces
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Patrick Chartol×leif.e.boman×Bohdana FrolyakMatière · Lumière · Mémoire

TRACES

Effleurez. Une trace demeure.
Colorium : transparences bleues, magenta et roses traversées de traces sombres

Ce que la matière
nous fait sentir.

01 / COLORIUMPatrick Chartol · La Traverse, 2017
Un dialogue artistique, depuis 2017Avec la musique de Bohdana Frolyak
Un monde à regarder autrement

La terre devient son.
La lumière, paysage.
La trace, mémoire.

Un mur patiné. Une poignée de terre. Une plaque traversée de lumière. Patrick Chartol et leif.e.boman partent du tangible pour ouvrir des espaces de perception. La musique de Bohdana Frolyak prolonge ce dialogue dans Amygdala. Images, objets, musique : les formes se répondent, les frontières s’effacent.

IMatière / Le regardPatrick Chartol

Le monde
fait déjà des tableaux.

À La Traverse, une ancienne gare devient atelier. Les murs, les rails et les objets délaissés révèlent leurs compositions. Il suffit parfois de déplacer le regard.

IILumière / La perceptionChartol × Boman

L’image
à l’état vivant.

Transparences. Superpositions. Vibrations.
De l’objet lumineux au film, la couleur devient un espace à habiter du regard.

Installation Colorium
OBJET LUMINEUX

Colorium

Des plaques peintes transparentes, traversées par la lumière. La matière se transforme avec le point de vue.

Objets, images et musiques en dialogue↔Prenez le temps de regarder.
IIITerres / La mémoireSOIL

Ce que
la terre
garde.

Chez leif.e.boman, la terre est une matière, un lieu, une mémoire. Ses échantillons deviennent installations ; leurs données d’analyse, une matière pour la création sonore.

Une interprétation artistique de données scientifiques : faire entendre autrement, plutôt qu’enregistrer le bruit du sol.

leif.e.boman · Spectre circulaire — détail animé
SOIL — La matière en partageleif.e.boman · Archives
Still Remember

De Sarajevo aux paysages d’Amygdala, la beauté rencontre aussi l’absence, les blessures et la mémoire humaine. Les œuvres changent de registre. Le regard reste attentif.

L’atlas vivant

D’une trace
à l’autre.

Recueillir une matière. La traverser de lumière. La traduire en son. En garder une mémoire.

Un fil proposé entre les œuvres : chaque rencontre ouvre ici sa lecture, ses prolongements et ses questions.

Colorium

Des plaques transparentes peintes, traversées par la lumière. Selon le regard, les couches se superposent, se dérobent et recomposent l’espace. Colorium invite à circuler autour de la couleur plutôt qu’à la regarder de face.

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Une lecture possible · interprétation éditoriale

Traverser la couleur

La transparence change la nature du tableau. Devant une surface opaque, le regard rencontre une limite ; ici, il traverse une couche, en rencontre une autre, puis revient vers la première. On peut lire Colorium comme une peinture qui se déploie dans l’épaisseur : la couleur appartient autant à ce qui est peint qu’à la lumière qui le traverse.

Le déplacement devient une manière de regarder. Deux traces peuvent se rejoindre depuis un point de vue, puis se séparer quelques pas plus loin. Rien n’oblige à chercher une image définitive : l’intérêt se situe dans ces états intermédiaires, lorsque le visible semble encore en train de se composer. Le visiteur ne modifie pas nécessairement l’objet ; il en renouvelle la lecture par sa présence.

Dans TRACES, cette œuvre constitue un passage entre la matière trouvée et l’image en mouvement. La trace n’est plus seulement le souvenir d’un geste : elle devient une possibilité de transformation. Cette lecture relie Colorium aux films sans confondre l’objet lumineux avec sa réinterprétation à l’écran.

Simulations d’exposition

Colorium au centre d’une salle faiblement éclairée, entouré des tableaux sur toile qu’il a permis de créer.

Sélection de tableaux — impressions sur toile

Tableaux trouvés

Un mur, une coulure, une surface usée : le cadre révèle une composition déjà présente. Les recherches menées à La Traverse font dialoguer ces rencontres avec la peinture et les matières du lieu.

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Une lecture possible · interprétation éditoriale

Choisir ce qui était déjà là

Un tableau trouvé commence par une décision de regard. Une surface ordinaire devient une composition dès que l’on en choisit les limites. La coulure, la tache et l’usure n’ont pas besoin d’avoir été produites pour faire image. Le cadrage leur donne une relation : une ligne prend du poids, un vide devient une respiration, une couleur semble répondre à une autre.

On peut y voir une collaboration involontaire entre le temps, les matériaux et celui qui regarde. La rouille dessine un écoulement ; les surfaces vertes ou ocres proposent d’autres rythmes. Ces différences invitent à regarder les trois images ensemble, sans leur inventer une histoire de fabrication ou d’abandon que les photographies seules ne permettent pas d’établir.

Recueillir une trace avant de la transformer : ce geste donne un point de départ au reste du parcours. Là où Colorium fait passer la lumière à travers la matière, les Tableaux trouvés font passer l’attention à travers l’habitude. Ce qui paraissait insignifiant devient une présence.

Trois autres tableaux trouvés

Forgotten Memories

Les archives montrent un champ de terres disposées en constellation régulière. Dans ce travail, les sols et la mémoire des disparus se rencontrent ; les documents évoquent aussi leur traduction sonore. La photographie donne à voir une installation antérieure, pas le plan d’une exposition à venir.

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Une lecture possible · interprétation éditoriale

Une multitude de présences

L’installation oppose deux échelles : celle du fragment de terre et celle du champ qu’ils composent ensemble. De loin, le regard rencontre une organisation ; de près, il peut chercher des différences de texture et de couleur. Cette tension entre ensemble et singularité donne une manière d’aborder le travail de mémoire.

La terre peut être lue comme ce qui demeure d’un lieu lorsque ses habitants en sont absents. Elle ne remplace ni les personnes ni leurs histoires. Elle rend plutôt sensible une distance : quelque chose est présent devant nous et renvoie à ce que nous ne pouvons pas voir. La régularité de la disposition n’abolit pas cette absence ; elle lui donne un espace.

Cette lecture rejoint les Tableaux trouvés par l’attention portée à la matière, mais en déplace la gravité. Ici, la trace ouvre sur une mémoire humaine. Dans un parcours d’exposition, le passage de l’une à l’autre demanderait une respiration : le visiteur quitte le jeu des surfaces pour rencontrer une présence plus silencieuse. Il s’agit d’un rapprochement éditorial, pas d’une scénographie déjà décidée.

SOIL

La recherche SOIL explore une traduction de données de la matière en formes visuelles et sonores. Il s’agit de sonification : une construction artistique à partir de données, et non d’un son naturellement enregistré dans la terre. Le spectre ouvre une autre manière de percevoir le sol.

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Une lecture possible · interprétation éditoriale

De la donnée à l’expérience

Passer de la terre au son suppose une traduction. Une analyse produit des données ; des choix de correspondance permettent ensuite de les rendre perceptibles. Le résultat n’est donc pas une voix cachée que l’on aurait simplement captée. Il naît d’une rencontre entre matière, mesure et invention artistique.

Le spectre offre une image de ce passage : des différences deviennent des relations de couleurs, des intervalles et des rythmes visuels. On peut le regarder comme une partition possible plutôt que comme une illustration exhaustive du sol. La rotation ajoutée sur ce site accompagne la contemplation ; elle n’est ni un relevé scientifique en direct ni une animation originale attribuée à l’artiste.

Dans TRACES, SOIL pose une question : que garde-t-on d’une matière lorsqu’on change son langage ? La terre reste le point de départ, mais l’écoute ouvre une expérience différente de sa contemplation. Ce passage rejoint Colorium : dans les deux cas, la matière devient le seuil d’une perception nouvelle. Les différentes versions historiques et leurs collaborations ne sont toutefois pas interchangeables.

Un regard de musicien · extraits

La Terre comme interlocutrice

Sir Niels Lan Doky propose une lecture sensible et spéculative du travail de leif.e.boman : une invitation à imaginer notre relation à la Terre.

Le résultat est une collection de sons uniques et fascinants, chacun étant catégoriquement différent des autres, en fonction de l’origine de l’échantillon de terre dont le son a été extrait.

On peut pousser cette idée encore plus loin et envisager la possibilité réaliste que notre planète elle-même (et pas seulement les formes de vie organiques qui l’habitent) soit non seulement vivante, mais également influencée par nos actions, y réagisse et en donne une forme de réponse à travers des modes de communication subtils et abstraits que nous commençons à peine à comprendre.

— Sir Niels Lan Doky

Amygdala

Le film croise les images de Patrick, les recherches de leif.e.boman et la musique de Bohdana Frolyak. La matière devient mouvement ; l’écoute transforme le regard. Une autre forme de cette rencontre se dessine dans les recherches de Patrick autour d’une version en relief.

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La mémoire en mouvement

Avec le film, la trace entre dans une durée. Le spectateur ne choisit plus seulement où regarder : il rencontre des apparitions, des transformations et des disparitions. Une forme peut persister dans la mémoire après avoir quitté l’écran. On peut lire cette persistance comme un lien entre l’image abstraite et l’expérience intime du souvenir.

La musique de Bohdana Frolyak invite à entendre ces images autrement. Une même forme peut paraître suspendue, tendue ou ouverte selon ce qui l’accompagne. Il ne s’agit pas de réduire la musique à un commentaire, ni l’image à une illustration : leur rencontre crée un troisième espace, celui de l’attention du spectateur.

Amygdala prolonge ainsi la traversée engagée dans Colorium et SOIL : matière, perception, traduction, mémoire. On peut y retrouver la transparence comme manière de superposer des sensations, et la trace comme ce qui survit à leur passage. Cette continuité propose un chemin d’écoute et de regard ; elle ne prétend pas enfermer le film dans une explication unique.

Bosnia Symphony

Un document intitulé « NUMBER ONE » présente ce projet d’installation audiovisuelle sous le titre « Bosnia Symphony ». La vue de travail imagine une salle sombre et un champ lumineux au sol. Elle ouvre une piste de dialogue entre image, espace et son.

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Faire place à une écoute

La vue de travail montre une salle sombre organisée autour d’un champ au sol. Cette disposition suggère une expérience différente du tableau accroché : le corps doit se situer face à une étendue, à sa distance et à ses limites. L’image ouvre une question de scénographie ; elle ne permet pas de déduire des dimensions ou des matériaux définitifs.

Le titre Bosnia Symphony rapproche un territoire et une forme musicale. On peut y lire le désir de composer avec plusieurs présences plutôt que d’imposer une seule image du souvenir. Le silence visuel de la salle laisse imaginer une attention partagée entre ce qui est vu et ce qui pourrait être entendu, sans que le rendu révèle à lui seul le contenu sonore.

Dans ce parcours, cette étude relie les installations de terres à la collaboration audiovisuelle de Patrick et Leif. Elle offre un espace possible pour leur dialogue : l’image quitte l’écran pour devenir une situation. Cette lecture concerne le potentiel de la proposition, sans présumer de son stade de réalisation.

Les prochains gestes

Les mains, la terre

Des mains moulées accueillent une sphère de terre. Les archives de performances et les projets participatifs prolongent ce geste : faire tenir un monde commun dans la paume. Les documents associent Aicha à des performances antérieures et Jonna & leif.e.boman à une autre proposition autour des mains.

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Le monde à hauteur de paume

La main transforme l’échelle du territoire : ce qui paraissait immense tient soudain dans un geste. La sphère de terre peut évoquer un monde confié, offert ou protégé. Ces lectures restent ouvertes ; elles ne sont pas présentées comme une déclaration des artistes.

Le moulage conserve une forme corporelle tout en la séparant du corps. Il produit une autre sorte de trace : celle d’une présence qui peut être transmise, réunie à d’autres, exposée. Dans un projet participatif, la singularité de chaque main pourrait ainsi résister à l’uniformité de la série.

Cette piste fait passer la matière recueillie vers un geste partagé. Elle déplace l’attention des provenances vers la relation : qui reçoit, qui porte, qui transmet ? Le lien avec les terres de Forgotten Memories peut se lire à cette échelle intime. L’organisation d’une nouvelle participation reste à construire.

Glace / climat

Glace, terres, lumière et son : les documents explorent une installation où la transformation de la matière rend sensible le climat. Plusieurs variantes existent, avec des références géographiques différentes. Elles restent ici des pistes de recherche.

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Regarder une durée

La glace introduit une matière dont l’état peut changer sous nos yeux. Là où une archive conserve une trace, la fonte en rend la disparition perceptible. On peut lire cette opposition comme une manière d’approcher le temps : garder, transformer, perdre.

Une installation de ce type pourrait inviter à une attention lente, portée sur des variations modestes plutôt que sur un événement spectaculaire. Lumière et son donneraient alors des échelles sensibles au changement. Il s’agit d’une lecture du potentiel du projet, pas de la description d’un dispositif finalisé.

Ce thème prolonge le fil de TRACES en l’inversant : il ne s’agit plus seulement de lire ce qui demeure, mais de regarder ce qui cesse de demeurer. La fragilité devient une question de perception. Le schéma abstrait du site accompagne cette lecture ; il n’est pas la photographie d’une installation réalisée.

Habiter le son

Dans le « Kaléidoscope sonore » imaginé par Patrick, plusieurs sources sonores indépendantes dessinent un espace d’écoute qui change avec la position du visiteur. Une autre piste relie mers, océans, images et musique. Deux manières d’envisager une immersion à l’échelle du corps.

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Se déplacer dans la composition

Le Kaléidoscope sonore imaginé par Patrick déplace la composition vers l’espace. Plusieurs sources indépendantes ne produisent pas nécessairement la même écoute selon l’endroit où l’on se trouve. Le trajet du visiteur peut rapprocher certains sons, en laisser d’autres au loin et en découvrir de nouveaux.

Cette idée rejoint Colorium par le rôle du point de vue, devenu ici point d’écoute. L’œuvre ne se résumerait plus à une succession fixe : elle se rencontrerait par fragments, dans une durée choisie en partie par le corps. Ce rapprochement est une lecture entre deux recherches, pas l’annonce d’une œuvre commune déjà constituée.

La piste des mers et des océans ouvre une autre relation entre images, données et musique. Les deux idées sont réunies ici pour leur intérêt spatial et sensible, sans présumer de leur fusion. Ce qui les relie au reste du parcours est cette invitation à entrer dans la perception, plutôt qu’à rester face à elle.

L’atlas en une page à partager
IVSalle de projectionImage + son

Prendre
le temps d’entrer.

Quatre portes d’entrée dans un dialogue d’images et de musiques. Choisissez un film, mettez un casque, laissez de la place.

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La trace change de rythme

SPÅR prolonge à l’écran les recherches de couleurs et de transparences liées à La Traverse. On peut y chercher moins une histoire à suivre qu’une manière de passer d’un état visuel à un autre. La durée donne aux formes une respiration que l’image fixe laisse au seul regard.

Ce film relie l’objet lumineux à sa transformation audiovisuelle. Regarder devient aussi attendre : reconnaître une forme, la perdre, en retrouver un écho. Ce qui unit les œuvres n’est pas nécessairement un motif identique ; c’est la façon dont une matière peut susciter plusieurs expériences.

Cette proposition de lecture ne suppose ni scénario caché ni intention narrative non documentée. Elle invite à suivre les passages, à laisser la musique et l’image construire ensemble une durée, et à retrouver ensuite dans Colorium quelque chose de cette mobilité.

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Une lecture possible · interprétation éditoriale

Une forme en appelle une autre

Les dédoublements et les symétries invitent à regarder les formes comme des présences qui se répondent. Une ressemblance n’est pas une identité : le regard cherche ce qui revient et ce qui change. On peut lire cette instabilité comme un dialogue qui se poursuit sans se résoudre en une image unique.

Le film fait écho aux couches de Colorium, mais remplace le déplacement autour de l’objet par une transformation dans le temps. La relation entre les éléments compte autant que chaque forme isolée : leur proximité peut devenir tension, leur séparation respiration.

Dans TRACES, cette lecture donne au mot dialogue une portée sensible : il ne désigne pas seulement une collaboration entre personnes, mais une manière de faire coexister des différences. C’est un chemin proposé au spectateur, pas une explication définitive de la création du film.

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D’après le texte de Patrick Chartol et Leif Boman

La voix de la Terre — Sarajevo 1992–1996

Still Remember rend hommage aux victimes du siège de Sarajevo, du 5 avril 1992 au 29 février 1996. Le film revient sur six installations créées entre 1996 et 1998 par Leif et Aicha Boman autour d’une même idée : donner la parole à la Terre.

À partir des archives confiées par Leif, Patrick Chartol anime et recompose les photographies prises par Leif et Aicha dans Sarajevo en guerre : immeubles en ruine, positions de tireurs embusqués, visages de jeunes soldats disparus. Les compositions issues des sons de la Terre accompagnent ces images pour redonner souffle à la mémoire.

Dans SOIL — Sound of Inner Life — les données d’analyse d’échantillons de terre deviennent une matière sonore et visuelle. Cette sonification relie art, science et mémoire. Au-delà de Sarajevo, Still Remember évoque les souffrances de toutes les guerres, la fragilité de la paix et la nécessité de l’empathie : nous partageons une même planète.

VUne rencontre, des résonancesArgenteuil · 2017

Deux regards.
Un terrain commun.

L’atelier de La Traverse en juillet 2017, peintures et instruments
La Traverse, juillet 2017 · Photographie d’atelier

Tout commence par un lieu où expérimenter ensemble.

En juillet 2017, Patrick invite leif.e.boman à le rejoindre en résidence à La Traverse, à l’invitation de Diana Ruiz Pino. Cette rencontre ouvre un dialogue durable entre matière, image et musique.

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L’atelier comme lieu de passage

Le making-of propose un autre rapport aux œuvres : les regarder depuis leur fabrication et depuis le lieu où les pratiques se rencontrent. Un atelier n’est pas seulement un décor. Les objets, les outils et les voisinages y rendent perceptible le passage entre une idée et une forme.

Dans TRACES, ce retour à La Traverse rappelle que le dialogue entre matières, images et sons s’ancre aussi dans une rencontre. La continuité conceptuelle du site n’efface pas ce travail concret : essayer, rapprocher, regarder à nouveau. On peut aborder le film comme une entrée dans ce temps de recherche.

Cette lecture ne transforme pas chaque moment filmé en explication de l’ensemble du projet. Elle donne une place aux essais et à ce qui précède l’œuvre. Après les films et les installations, revenir à l’atelier permet de retrouver leur dimension humaine, ouverte et collective.

Images · Musiques · Expérimentations

Patrick
Chartol

Trouver un tableau dans le réel, construire un objet de lumière, prolonger une image par le son. Une pratique qui circule librement entre les formes.

Terres · Installations · Création sonore

leif.e.
boman

Relier les lieux par leur matière. Avec SOIL, les terres collectées, leurs analyses et leurs mises en espace ouvrent une recherche artistique sur le monde et sa mémoire.

Composition · Musique orchestrale

Bohdana
Frolyak

La musique de la compositrice ukrainienne occupe une place essentielle dans Amygdala. Ses œuvres orchestrales rencontrent les images de Patrick et les recherches sonores de leif.e.boman, ouvrant une autre dimension de leur dialogue.

Le dialogue continue

Et si l’on entrait
dans l’œuvre ?

Objets, lumières, films, espaces sonores : un parcours d’exposition à imaginer ensemble. Une invitation à regarder, écouter et ressentir.

Reprendre le parcours